"Ce soir j'ai vu un artiste prendre son envol."
Bruxelles, le 23 juin 2006

Un hallo de lumière bleue...

Quelques notes de musique...
Une silhouette...

 

Et voilà que s'ouvre, au milieu des cris et applaudissements, le concert de Grégory, chemise blanche, pantalon noir, avec cette magnifique chanson qu'est "Je deviens moi".


Sa voix monte, elle prend possession de la salle toute entière sous son charme. Lui, il sourit, il regarde son public, il le tient dans sa main, il est heureux d'être là !
D'ailleurs il nous le dit à un moment : "Deux semaines déjà sans monter sur la scène ! Deux semaines, j'ai cru devenir fou !".


Puis il poursuit et sur "Promets-moi", le trou de mémoire. Il rit, il demande du secours : "Aidez-moi, aidez-moi". Il regarde son pianiste, Fred Renaudin, qui en riant lui refuse tout secours. Puis il nous confie que deux semaines sans monter sur scène a affaibli son cerveau, ce qui explique cet oubli.
Difficile de réaliser qu'il a subi une opération la semaine dernière. Acun signe de fatigue, aucun signe de faiblesse. Il est plein d'entrain, par moments, il court sur la scène, il saute au rythme de la batterie.


Au moment d'entamer "Même si", il annonce l'absence de Lucie. Comme le public ne manifeste pas vraiment de regret (normal on est venu pour lui et rien que pour lui), Grégory nous demande de faire un "ooooooooooooh" plus sonore. Dociles, nous nous exécutons. Et tout sourire, il nous remercie pour Lucie.

Autre grand moment, "Je suis en vie", pendant lequel nous brandissons tous des cartons de papier que l'on nous a distribués à l'entrée, et sur lesquels est inscrit un magnifique "Merci" entouré de petits coeurs rouges. Greg est aux anges, mais il proteste : "Je vous vois avec vos papiers, mais c'est moi qui doit vous dire merci".
Plus tard, lorsqu'il chante "Fais-moi un signe", nous agitons avec entrain, de gauche à droite, des serviettes en papier, jaunes et rouges. Mes bras s'en souviennent encore !


Je ne sais plus à quel moment du concert, mais Grégory nous confie qu'il a le cafard. Ooooooooooooh ! Oui ! En plus il a peur ! Oooooooooh ! Ben oui, la France risque d'être éliminée de la Coupe du Monde ce soir ! Grand éclat de rire et applaudissements. Greg nous menace : si ça arrive, la salle sera plongée dans le noir.
Grand moment d'émotion : "A corps perdu". Il nous confie qu'il adore cette chanson. Nous aussi ! Boule dans la gorge, petite larme au coin de l'oeil.


"Nos fiançailles" de Nilda Fernandez : il est assis près du piano. Les quelques paroles en espagnol déclenche l'enthousiasme de quelques personnes. Grégory nous confiera après que cette chanson lui enlève son stress.
Il disparait derrière le rideau. Le public trépigne, scande son prénom et le voilà qui revient tout de noir vêtu, avec une veste en cuir. "The show must go on". Je l'avais déjà entendu lors de la tournée Star Ac. Mais ce soir, il m'a ébloui. Quelle voix, quelle rage, quelle force de persuasion ! Le parterre, et sans doute toute la salle, est debout pour l'encourager.


Puis il nous annonce une chanson que nous ne connaissons pas du tout. Ah bon ! Une surprise inédite pour les Belges ? Tu parles ! C'est "Écris l'histoire" que le public chante en chœur avec lui. Et Grégory qui clôture par un magnifique "Surtout n'écrivez jamais la fin".
Pourtant la fin est là, enfin celle du concert du moins. Greg nous remercie, salue avec ses musiciens et disparait. Il est hors de question que nous le laissions partir comme ça. On hurle son prénom, on frappe dans les mains en criant "une autre, une autre".


Fred Renaudin revient s'asseoir au piano, Grégory s'assied près de lui et c'est le magnifique, le magique "Je t'écris", version longue, comme sur le CD. […]
Voilà c'est vraiment fini. Greg ramasse les bouquets qui lui ont été lancés, nous fait un dernier signe de la main, nous dit merci et s'en va.

 


On se rue hors de la salle. Il s'agit maintenant d'arriver au plus vite à la sortie des artistes. Le Cd ou le programme dans une main, l'appareil photo dans l'autre, on fait le pied de grue. Il y a deux portes. Par laquelle va-t-il jaillir ? On se place entre les deux, on verra bien. Tout à coup des cris. Pierre Lemarchal sort, une caisse dans les mains (peluches, bouquets, etc.). Un assistant le suit avec une grande valise noire qui contient sûrement les costumes de scène. On sait donc maintenant par où Greg va sortir. Puis deux gorilles tout en noir vont s'installer devant l'autre porte, ce qui amène presque tout le monde à les rejoindre en courant.

Quelques minutes d'attente. Zut ! Des cris viennent de la sortie que nous venons de quitter. On recourt dans l'autre sens. Et on aperçoit Grégory, casquette sur la tête, canette de coca à la main, frêle silhouette encadrée, cernée même par ses gardes de corps qui le protègent des assauts des fans. […]
Greg atteint son car, monte dedans. Les figures se pressent contre les vitres teintées, dans l'espoir de le voir.

Encore des cris, parce que Greg passe sa tête par le toit ouvrant et nous fait signe "au revoir, à bientôt".

 

Oui ça ne fait aucun doute, à bientôt.


Ce soir j'ai vu un artiste prendre son envol.

 

Nul doute qu'il s'installe et reste longtemps au firmament.

 

boa1962, le 23 juin 2006